IDEF 2008

 

Passage rapide au salon de l’IDEF hier à Cannes. Cette année encore, le soleil était au rendez-vous pour cette troisième édition, qui se déroule à deux pas de la plage (la prochaine fois, j’emmène un maillot de bain, c’est sûr).

Idef 2008.jpgTrois idées émergent de cette édition 2008.

1) Le marché du jeu vidéo – pardon, des loisirs interactifs – se porte bien. Ce marché pèse désormais trois milliards d’euros. Son chiffre d’affaire a progressé de 52% en 2007 et il devrait encore augmenter de 15% en 2008, selon les prévisions de l’institut Gfk. Avec des rythmes de progression pareils, le secteur du jeu vidéo a désormais en ligne de mire le marché du livre (4 milliards d’euros), explique Philippe Sauze, directeur général d’Electronic Arts France, Benelux et Italie. Provocation ? Une chose est sûre : le jeu vidéo attire chaque année de nouveau acteurs.  L’an dernier, Disney communiquait avidement sur le rachat de studios de développement et l’exploitation de ses licences. Cette année, c’est Warner qui s’y colle, avec 5 titres prévus en France pour le second semestre. Bref, comme dirait Sam le Pirate, le jeu vidéo, "c’est Toon à mort " !

2) Quel est le prix magique pour vendre une console ? Réponse : 199 euros. Et c’est grâce à Microsoft qu’on le sait. Depuis que le prix de la Xbox 360 est passé en dessous de la barre fatidique des 200 euros, les ventes explosent. Elles ont fait un bond de 90% sur un an, confie François Ruault, directeur de la division produits de loisirs pour la France chez Microsoft. Bon, soyons francs, la sortie de GTA4 a aussi boosté les ventes, entraînant même des ruptures de stocks dans les magasins. Cela dit, dans une période où le pouvoir d’achat diminue, les français sont sans doute plus sensibles que d’habitude aux baisses de prix.

3) Que les gamers se rassurent : les éditeurs pensent encore à eux. Bien sûr, le public visé par les jeux vidéo est de plus en plus large. Les jeux destinés aux jeunes filles, aux seniors, ou à l’ensemble de la famille ont le vent en poupe. Mais chez Ubisoft par exemple, il y a toujours du FPS, de l’infiltration, de la simulation et du RPG dans les tuyaux. Tant mieux car certains chiffres laissent rêveurs : les jeux 18+ ne représentent que 6% du marché, selon Gfk. Ceux destinés aux trois ans et plus représentent déjà près de la moitié du marché !

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1 commentaire

  • Pingback:IDEF 2008

  • Une remarque en passant : si les jeux destinés aux 3 ans et plus représentent près de la moitié du marché, qui a l’autre moitié ? Les moins de 3 ans ? Enoooooorme ce marché des moins de 3 ans…

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