Second life, une affaire rentable

A l’heure où les marchés financiers dévissent, à l’heure où la récession se propage, la capacité de résitance des mondes virtuels est remise en question. Certains annoncent déjà un effrondrement des dépenses d’investissement dans Second Life. Cette théorie est assez logique : pour les entreprises, les budgets se resserrent. Il y a donc moins à dépenser dans les mondes virtuels, d’autant que la bulle médiatique autour de ces derniers est bien retombée. Cependant, d’autres croient dur comme fer que la crise économique sera bénéfique pour les mondes virtuels. Mark Kingdon, CEO de Linden Lab, l’entreprise qui a créé Second Life, est de ceux là (certains diront que ça aussi, c’est logique). De passage à Paris la semaine dernière, Mark Kingdon (accompagné de Robin Harper, Vice Président Marketing) a bien voulu répondre à mes questions, en dépit du jetlag (merci à tous les deux pour votre bonne humeur). Premier constat : les résidents de Second Life sont plus attachés qu’on ne le pense à leur univers et à leurs biens virtuels. Le pincement de leur pouvoir d’achat dans la vraie vie pourrait donc bien se traduire par plus de dépenses dans Second Life ! Deuxième constat : en dépit de la morosité économique ambiante, Second Life se porte bien. Le nombre d’heures passées dans le jeu augmente toujours. L’activité des entreprises (dans le domaine privé mais aussi dans le secteur éducatif) a augmenté d’environ 50% sur un an. Les grosses transactions (celles d’un montant supérieur à 1 million de Linden dollars) ont fait un bond de 60% sur un an. Bref, Second Life (qui je le rappelle, n’est pas coté en bourse) est une affaire rentable, résume Mark. Qu’on se le dise !

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2 commentaires

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  • Second Life est génial. Son grand défaut: les entreprises qui travaillent vraiment, sont rarement abonnés. On ne les y retrouvent pas. C’est dommage car j’ai bien aimé le personnage que je me suis créé pour voler d’îlot en îlot.
    La ville de Hambourg et sa Chambre de Commerce y sont, d’ailleurs. Ils ont dû annuler des rencontres faute de participants.

      Dans le cadre d’une soire9e de mini-confe9rences le 13 janvier 2012, nous seiahitoruons que vous interveniez e0 propos des gold farmers et des nouveaux riches des mondes virtuels. Accepteriez vous de nous e9clairer sur cette the9matique ou ,e0 de9faut, nous conseiller un spe9cialiste de cette the9matique?Bien cordialement

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