Les avatars, c’est mieux que les matières premières

Comment sortir les pays les plus pauvres de l’ornière ? C’est simple : il faut les lancer dans les mondes virtuels. Ces derniers sont en effet les seuls endroits où l’on peut gagner de l’argent à partir de rien !

En développant des services pour les « gamers », (récolte d’objets virtuels, développement de leur personnage fétiche dans le jeu), les pays en développement pourraient créer des emplois et surtout, créer de la richesse, explique une étude très sérieuse de la Banque Mondiale . En effet, les « activités virtuelles » permettent de capter jusqu’à 70% des sommes dépensées par les clients. L’exportation de matières premières, traditionnellement réservée aux pays émergents, a un rendement beaucoup moins élevé en raison du nombre d’intermédiaires qu’elle implique.

L’étude cite un exemple frappant : le marché mondial du café représente 70 milliards de dollars. Or les pays producteurs n’en captent que 5,5 !

Moralité : le guerrier Massaï de la pub Kitalé (Jacques Vabre) peut vendre sa grande échelle.

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2 commentaires

Il serait peut-être utile de préciser que ce principe de Vendre des objets virtuelles contre de l’argent réel est illégal dans la majorité des jeux vidéo en ligne.
Ces personnes que l’on nome « Chinese Farmers » dans le monde des jeux vidéo en ligne, ruine l’économie du jeu, en effet ils vendent contre de l’argent réel de la monnaie, des objets, des niveaux virtuels, ce qui créé un écart et instaure l’inégalité entre ceux qui peuvent se permettre de tel achats et les autres…

De plus les conditions de travail de ces « farmers » sont bien souvent déplorable comme on peut le voir dans certains reportages : Une usine remplie de PC, des joueurs qui se relaie toute la journée, des tapis de pailles pour dormir…bref pas très sérieux comme article…

    Si si, c’est très sérieux comme article. Prenez le temps de lire l’étude. Les auteurs sont bien conscients de la façon dont fonctionnent les mondes virtuels. En gros, les éditeurs cherchent logiquement à récupérer l’argent des transations et le gold farming est mal perçu par une partie des joueurs. Le problème, c’est que beaucoup de joueurs sont prêts à financer le gold farming et que globalement les éditeurs ne répondent pas de manière suffisante à la demande d’objets virtuels, même s’ils mettent en place des plateformes d’échanges légales et un système de vente directe (exemple : sortie d’une nouvelle monture dans Wow). Il y a donc un marché à prendre. Et des batailles juridiques à venir sur la propriété intellectuelle, surtout si les jeux laissent de plus en plus de latitude aux joueurs pour créer leurs propres objets.

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