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Le retour du spartiate

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La culture jeux vidéo ne s’affiche pas seulement dans les couloirs du métro. De temps en temps, au détour d’une rue, on a droit a quelques "pubs sauvages". Il suffit de bien regarder. Ainsi depuis quelques temps, Kratos – le personnage emblématique de la série God of War – défie les passants Boulevard de la Villette, à deux pas de la place Stalingrad. Il s’agit bien sûr d’un hommage à l’épisode 3 de la série qui est sorti il y a quelques jours (sur la photo, les fans reconnaîtront les cestus de Némée, gantelets surpuissants arrachés des mains d’Hercule par Kratos lors d’un combat héroïque).   

Détail intéressant pour les lecteurs d’Antimatière, pendant que Kratos s’affiche dans la rue et réalise des chiffres de ventes impressionnants (la série éditée par Sony reste une référence pour les jeux d’action en calligae), deux scénaristes californiens réclament leur part du gateau et accusent Sony de plagiat. La justice américaine vient de leur donner tord. Difficile en effet de revendiquer un copyright sur la mythologie grècque ! Mais que voulez-vous, qui dit succès… dit procès.

 
 
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Anti-matière tire son chapeau (virtuel ???) à Tommy Tallarico et Jack Wall pour la deuxième édition parisienne de Video Games Live, qui avait lieu samedi. Dans une ambiance survoltée, l’orchestre symphonique – accompagné d’un coeur – a revisité 30 ans de jeux vidéo, enchaînant les plus grands succès (Metal Gear Solid, Tetris, Castelvania, Zelda, Megaman, Ghost n’ Goblins, World of Warcraft, etc), le tout dans une mise en scène truffée de clins d’oeils aux gamers (interviews en direct via Skype avec des personnalités du jeu vidéo, incrustation d’une "progress bar" à l’écran pendant l’entracte, concours de guitar hero sur scène, etc).

IMG_6847.JPGMention spéciale au pianiste japonais Martin Leung qui est arrivé sur scène dans un carton façon Metal Gear Solid, avant d’interprêtrer quelques thèmes de la saga Final Fantasy (et bien d’autres encore). La scène avait quelque chose de magique : plus de 3000 jeunes hypnotisés par un virtuose du piano en tenue de concert avec, à l’arrivée, une "standing ovation" ! Encore bravo aux organisateurs pour ce happening artistique. On en re-demande.  

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Video Games Live : le nom n’évoque sans doute pas grand chose pour le commun des mortels. Mais pour les geeks fans de jeux vidéo, l’évênement – qui a lieu demain soir à Paris – est incontournable. Et pour cause : Video Games Live est sans doute le plus grand concert de musique de jeux vidéo du moment. Sur scène, plus de 60 artistes – dont un véritable orchestre symphonique – interprètent les thèmes des jeux les plus connus : de Mario à Tetris en passant par Pacman, Assassin’s Creed ou les lapins crétins. 

L’idée a été lancée il y a dix ans aux Etats-Unis par Jack Wall et Tommy Tallarico, deux compositeurs renommés de musiques pour jeux vidéo. Les deux compères ont mis trois ans pour monter leur projet et trouver des partenaires financiers. Le premier concert a eu lieu en 2005 à Los Angeles devant 11000 personnes. Et depuis la notoriété de Video Games Live n’a cessé de grandir. De trois concerts la première année, la société est passée à 11 concerts l’année suivante, puis 29… Aujourd’hui, Video Games Live se produit dans près de 60 grandes villes par an, ce qui représente au final un public d’environ 500 000 personnes !

Le show a sans doute atteint sa pleine taille, confie Jack Wall en exclu pour ce blog. Au delà, il serait difficile de maintenir la qualité du spectacle. Car en effet, il s’agit bien d’art, et non pas d’une simple et grosse poilâde à base de vieux synthétiseurs. Pour chacune de ses étapes, Video Games Live recrute de vrais musiciens via une agence spécialisée. Jack Wall, qui sera aux commandes de l’orchestre lors du concert de demain, espère même commercialiser, d’ici peu, un DVD des différentes tournées. Anti-matière, qui aime bien les musiques de jeux, ne pouvait pas rater l’évênement. Je vous retrouverai donc en début de semaine pour un debriefing du concert agrémenté de vraies photos (pas floues celles-ci) !

 
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Vu dans le dernier numéro de L’Expansion qui vient de paraître, un article très intéressant sur l’art numérique. Merci à Isabelle Hennebelle, pour l’enquète dont voici un petit résumé.

 Apparu dans les années 1980, l’art numérique commence à se vendre à des particuliers depuis environ cinq ans, explique Stéphane Maguet, directeur de la galerie d’art numérique parisienne Numeriscausa. Le prix des oeuvres est très variable. Pionniers du mouvement, Edmont Couchot et Michel Bret réalisent des installations qui se vendent autour de 15000 euros. Dans la nouvelle génération, Miguel Chevalier propose des créations entre 15000 et 70000 euros. Mais les prix peuvent grimper beaucoup plus haut, comme pour cette statue interactive de Maurice Benayoun exposée l’an dernier à l’entrée du grand palais. Montant : 300000 euros !

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Vous en conviendrez, il y a plus sexy qu’une Livebox dans la vie. Pourtant, avec un peu de couleur et beaucoup de talent, on peut la transformer en quelque chose d’agréable. La preuve avec la photo ci-dessus qui représente une oeuvre de Fabien Verschaere. A la demande d’Orange, l’artiste a "habillé" la Livebox, qui vient de fêter ses cinq ans.

Cette Livebox – et celles de quatre autres artistes – ont été mises mises aux enchères hier soir au Tokyo Art Club du Palais de Tokyo. Elles ont toutes trouvé acquéreur pour une somme allant de 5000 à 8000 euros. Les fonds récoltés via la Fondation Orange seront reversés à l’association Valentin Haüy, qui soutient les personnes aveugles.

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Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer. (F. Nietzsche)

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