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La colline la plus célèbre du monde

C’est une colline banale située entre San Francisco et Napa Valley. Mais tout le monde (ou presque) la connait. En effet, c’est elle qui a été choisie par Microsoft pour servir de fond d’écran à son système d’exploitation Windows.

La photo originale a été prise en 1996 par Charles O’ Rear. Le photographe, en déplacement dans la région, s’était arrêté quelques instants au bord de la route, séduit par les couleurs du paysage. Ce qu’il ne savait pas, c’est que son cliché – à la fois joli et passe partout – correspondait exactement au cahier des charges de Microsoft.

On ne connaît pas les dessous financiers de l’affaire, mais selon le journal britannique daily mail, le montant payé par Microsoft pour l’utilisation de la licence photo serait le second montant le plus élevé de l’histoire. Charles O’Rear a bien eu raison de s’arrêter ce jour là pour immortaliser le paysage.

Tout le monde connait l’iPad. Voici venir i-tomb.net, le cimetière virtuel mondial. Edité en seize langues par la société i-Postmortem, celui-ci a pour vocation d’accueillir la mémoire de ceux qui nous ont quittés. Il ne s’agit pas d’un simple site Internet, explique Jacques Mechelany, PDG d’i-Postmortem. Derrière cette page web, il y a un vrai service et un investissement technologique considérable.

Pour ajouter sa pierre tombale sur i-tomb.net, il faut d’abord la construire grâce à une application baptisée i-memorial. Celle-ci permet à une personne de disposer d’un compte sécurisé sur lequel elle peut raconter sa vie, mettre des photos des vidéos ou des infos confidentielles (messages posthumes à des personnes désignées, dernières volontés).

Une fois la tombe virtuelle créée, celle-ci apparait sur le site i-tomb.net. « C’est la même logique que pour la numérisation des archives nationales », explique Jacques Mechelany. Et comme pour le traitement des archives, la question de la sécurité est cruciale. 30 à 35% de nos investissements concernent la sécurité avoue Jacques Mechelany. I-Postmortem travaille aussi en partenariat avec Safe Host, société en pointe en matière de sécurité (elle compte plusieurs grandes banques parmi ses clients).

L’entretien de la tombe virtuelle vous coûtera 50 dollars par an. Pour ce prix, vous avez la certitude que l’i-tomb restera contrôlée par les membres de la famille et qu’elle ne sera donc pas dénaturée. Les personnes autorisées par la famille pourront à tout moment se recueillir sur la tombe, allumer des bougies virtuelles, faire brûler de l’encens (virtuel lui aussi), échanger des messages et surtout revivre des moments de la vie de la personne disparue.

« La vidéo a un pouvoir colossal », constate Jacques Mechelany, qui ajoute. « Aujourd’hui, il y a une véritable demande de préservation de la mémoire digitale, surtout chez les gens de plus de 40 ans avec des enfants. Notre pari est que d’ici 20 ans, tout le monde possèdera une tombe virtuelle ».

I-Postmortem n’est pas la seule entreprise sur ce marché au potentiel indéniable (on recense 54 millions de morts par an dans le monde). Mais elle est sans contexte l’une des plus avancées dans ce domaine. Elle a même prévu un programme d’affiliation pour les jeunes. Grâce à lui, les jeunes peuvent aider les personnes âgées qui le souhaitent à écrire leurs mémoires sur Internet, moyennant une rémunération !

Jeu vidéo cherche économiste

Eyjolfur Gudmundsson est chanceux. Avec ses diplômes d’économie, il aurait pu entrer dans une banque islandaise, et voir sa carrière stoppée net par la crise financière de 2008. Aujourd’hui, ce trentenaire au front dégarni passe ses journées la tête dans les étoiles. Son métier ? Economiste en chef d’EVE Online, un jeu vidéo en réseau de conquêtes spatiales.

Dr Eyjo a pris ses fonctions il y a trois ans, juste avant la débâcle économique de l’Islande. En pionnier. Avant lui, jamais le secteur du jeu vidéo n’avait embauché de véritable économiste à plein-temps. Mais voilà, à l’image du monde réel, les mondes virtuels se complexifient. Dans EVE Online, les joueurs ne se font pas seulement la guerre à grand renfort de rayons laser. Ils achètent des matériaux pour construire leurs aéronefs grâce à une monnaie virtuelle, la couronne interstellaire (ISK). Certains tiennent le rôle de banquier, d’autres exploitent des mines, d’autres deviennent pirates et-ou spéculent sur le prix des matières premières ! Chaque joueur a sa spécialité.

Cette distribution des rôles pousse les participants à échanger et à s’allier, ce qui rend l’économie du jeu encore plus complexe. Par exemple, la construction du Titan – le nec plus ultra en matière de vaisseau spatial – nécessite plusieurs semaines et une quantité énorme de matières premières. Elle mobilise une guilde entière de joueurs et se fait – conflit oblige – dans des installations surveillées vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le prix de ce bien virtuel est colossal : environ 7 600 dollars, si l’on convertit le temps de jeu et le coût des matériaux nécessaires en monnaie réelle. Mais le Titan permet à un groupe de joueurs de sécuriser des territoires immenses. A la clé, de juteuses ressources. En 2008, un internaute recensait près de 300 Titans dans EVE Online, soit un investissement théorique de 2 millions de dollars.

Une fraction de ces mises de fonds est, depuis, partie en fumée lors de batailles spatiales épiques (un système d’assurances permet toutefois aux participants de couvrir une partie de leurs pertes financières). Ce qui n’empêche pas les bases spatiales d’EVE Online de fourmiller de vaisseaux en construction. De quoi tirer l’économie du jeu. Chaque jour, plus de 1 million de transactions sont enregistrées. Du coup, l’aide d’un économiste est indispensable, notamment pour surveiller l’évolution des prix. (lire la suite)


C’est bien connu. Les jeux vidéo ont souvent des scénarios alambiqués, voire grotesques. Si l’on prenait pour argent comptant les idées qui germent dans la tête des scénaristes de jeux, nous assisterions en 2019 à la première course de voiture dépassant le mur du son et en 2035 … il nous faudrait sortir les pieux pour lutter contre Dracula. Pourtant, certains jeux tentent de se projeter dans un futur proche de manière réaliste.  C’est le cas, par exemple, de Deus Ex : Human Revolution.

Dans ce jeu, situé en 2027, les villes sont plus grandes, plus polluées, plus glauques, plus policées. Rien de bien original me direz-vous. Cependant, dans Deus Ex, les gens comme vous et moi bénéficient aussi de capacités physiques augmentées. Grâce aux progrès technologiques, le moindre passant est susceptible d’avoir des bras, des jambes ou des yeux bioniques. Bien sûr, Deus Ex pousse le concept un peu loin. Les augmentations pratiquées sur le héros font de lui une véritable machine à tuer, un assassin digne des Marvel Comics.

Néanmoins, les « hommes cyborgs » – même s’ils sont peu nombreux – sont déjà parmi nous.  L’athlète Oscar Pistorius vient de faire sensation aux championnats du monde en Corée. Et comme le montre le film ci-dessus, la technologie utilisée pour fabriquer des prothèses évolue rapidement. Une révolution est en marche. Et cette fois, c’est le jeu vidéo qui vous le dit.

La Corée du Nord n’a pas de pétrole, mais elle a des idées. Pour financer son programme nucléaire à moindre frais et offrir des Rolex à ses hommes de main, Kim Jong-il aurait monté une petite armée de hackers destinée à siphonner l’argent brassé par les mondes virtuels en Corée du Sud !

L’information provient du très sérieux New York Times. Selon l’article, les serveurs des jeux « Lineage » et « Dungeons and Fighters » auraient été piratés, permettant à des ordinateurs d’accumuler illégalement des « gaming points ». Ces derniers étaient ensuite échangés contre du vrai argent sur d’autres sites, tout aussi illégaux mais fréquentés par de nombreux joueurs prêts à s’offrir les fameux points, pour améliorer leurs avatars. Enfin, les sommes étaient rapatriées en Corée du Nord.

En un peu moins de 2 ans, les hackers arrêtés par la police auraient ainsi accumulé 6 millions de dollars. Mais ce n’est là qu’une partie des activités illégales. La fraude aux jeux vidéo – combinée au trafic de drogue, à la contrefaçon et aux ventes d’armes – aurait déjà permis à la Corée du Nord d’engranger plusieurs milliards de dollars, estiment certains responsables américains et sud coréens.

Crédit photo : Podknox

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Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer. (F. Nietzsche)

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