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C’est l’histoire d’un jeu de Zombies qui a failli tomber aux oubliettes. En développement depuis plusieurs années, Dead Island aurait pu ne jamais sortir, ne trouvant pas d’éditeur. Mais quand Deep Silver reprend le projet il y a 2 ans, l’équipe décide de réaliser un teaser en externe, « un truc pensé différemment », pour remettre le jeu dans la tête des futurs acheteurs.

Le dossier est confié à Axis Production, une société anglaise, qui planche six mois sur le sujet. La suite, on la connaît. Le teaser réalise un carton sur Internet et reçoît même un Lion d’or au festival de la créativité à cannes. Une récompense amplement méritée : ce court métrage réussit l’exploit d’apporter une vraie émotion dans une histoire de Zombies (si, si, c’est possible). Le montage et la musique y sont pour beaucoup. Mais surtout, il y a cette fillette que son père essaie désespérément de sauver d’une horde de mort-vivants.  Ils se réfugient tous les deux dans une chambre, mais il est trop tard : la fillette est contaminée. Dès lors, on s’en doute, plus personne ne sortira vivant de la pièce.

Cette scène a ému de nombreuses personnes. « Il nous a fallu dire  à maintes reprises qu’on ne tuait pas d’enfants dans le jeu », avoue Emmanuel Melero, marketing manager chez Koch Media. La vidéo primée est un teaser, et non pas un trailer, explique-t-il (ndlr : elle est pourtant estampillée trailer un peu partout sur Internet et notamment sur You Tube). En d’autres termes : les personnages de la vidéo ne se retrouvent pas dans le jeu. Il y a bien un clin d’oeil (au cours de la partie, on peut entrer dans la fameuse chambre et trouver le cadavre des deux parents de la jeune fille) mais c’est tout. L’instinct de survie familial qui prend aux tripes et qui atteint sont paroxysme dans la vidéo ne se retrouve donc pas dans le jeu, même si celui-ci apporte des sensations intéressantes (situation désespérée, peu de vraies armes à dispostion…).

Enfin, la vidéo n »est pas non plus réalisée à partir d’images « in-game ». Il s’agit d’images de synthèse (le plus gros investissement réalisé par Deep Silver, selon Emmanuel Melero). Au final, le jeu vidéo apparait assez différent de son « teaser ». Mais c’est cela la magie du marketing : le « teaser » est tellement efficace – et il ressemble tellement à un trailer – que ses nombreux fans ont envie d’acheter le jeu. C’est ce qui s’appelle une opération réussie.

Le coup du lapin de Renault

Réactions positives à 150% pour les pubs Lapins Crétins choisies par Publicis pour le lancement du Scénic 3. Le buzz a été incroyable et les personnages déjantés d’Ubisoft font carton plein auprès des cibles de la campagne : les pères de famille et les ados. Un temps devancé par le Citröen C3 Picasso, le scénic est redevenu leader sur le marché français et européen des monospaces compacts !

Les lapins n’en sont pas à leur coup d’essai. Ils ont déjà "travaillé" pour Uhu, Mac Do. Et ce n’est qu’un début. Tout le monde les veut, confirme un observateur anonyme au micro d’Antimatière. L’engouement des marques et des agences de pub est légitime : les lapins sont de loin les personnages de jeu vidéo les plus populaires.   

On le sait bien : les liens entre les jeux vidéo et le monde de la musique se resserrent. De plus, en plus, les chanteurs/groupes espèrent intégrer la playlist de Guitar Hero pour toucher des sous un nouveau public. Certains artistes profitent plutôt bien de cette nouvelle tendance : Leona Lewis par exemple. Cette jeune chanteuse réussit le tour de force d’apparaîre dans la BO du film Avatar et dans celle du jeu vidéo Final Fantasy XIII, l’un des jeux les plus attendus de l’année, sorti il y a quelques jours. 

Dans la vidéo ci-dessous, Leona "so fresh" Lewis tente de montrer – de manière maladroite – (quoi, c’est du marketing ???) – qu’elle adooore FF XIII : je pourrais m’y promener des heures, explique-t-elle. Sans doute la belle aura-t-elle confondu les niveaux clairsemés et linéaires de Final Fantasy avec les forêts exhubérantes de Pandora.  

Electronic Arts s’est offert un beau cadeau cette année : une pub de 30 secondes qui sera diffusée lors de la finale du Super Bowl ce dimanche. Il s’agit pour l’éditeur de présenter son prochain gros titre, à savoir Dante’s Inferno (décidément, après Darksiders, les grosses brutes sont à la mode).

Mais pour ne pas trop brusquer les 100 millions de téléspectateurs (et CBS, la chaine qui diffuse l’évênement), EA a dû se plier à quelques règles de bienséance :

1) Surtout ne pas montrer de gameplay (le jeu consiste en effet à massacrer des légions d’ennemis).  

2) Respecter les oreilles des spectateurs. Les bruitages seront donc couverts par une belle ballade de Bill Withers. Ain’t no sunshiiine when she’s gooone… chboing chboing chboing (ça, c’est la basse).

3) Faire attention à l’ortographe. Ainsi, on ne lira pas "Go to Hell" comme à la fin du trailer officiel, mais "Hells Awaits". C’est tellement plus "sweet". 

4) Protéger les jeunes enfants, grâce à une voix sépulcrale qui leur rappelera que Dante’s Inferno est un jeu classé "M for Mature".   

 Brrr. Après tout ça, je ne sais pas si j’oserai y jouer…  

Carton plein pour Call of Duty : Modern Warfare 2. Le jeu a engrangé en un jour 310 millions de dollars de recettes en Amérique du Nord et au Royaume-Uni. "C’est le premier véritable blockbuster intéractif de l’histoire", conclut Bobby Kotick, le CEO d’Activision, dans l’édition d’hier du Financial Times.

La recette du succès ? Du gore et une réalisation sans faille, explique l’article. L’illustration parfaite de cela, c’est la fameuse scène de l’aéroport dans laquelle le joueur peut prendre part – s’il le désire – à un véritable massacre de civils. Cette scène – dont la présence est justifiée selon l’éditeur par le scénario du jeu – va mettre beaucoup de joueurs mal à l’aise, même si Modern Warfare 2 est destiné explicitement à un public adulte. Mais son vrai but est de "créer volontairement la controverse et de doper un peu plus les ventes", explique sans détour Lorne Lanning, développeur de la série Oddworld dans le même article. On le croit volontiers. Dès qu’un jeu – même destiné aux plus de 18 ans – contient beaucoup de violence, il reçoit un coup de projecteur supplémentaire dans les medias.   

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Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer. (F. Nietzsche)

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