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Si le Golf a des origines écossaises très anciennes, le Golf virtuel, lui, est récent et 100% coréen. Rien qu’à Séoul, on compte plusieurs centaines de simulateurs et les cadres en sont fous. A Paris, le Golf virtuel a beaucoup plus de mal à décoller. Antimatière est quand même allé tester le simulateur de l’Hotel Fouquet’s Barrière à Paris.

Après avoir frappé quelques balles, le bilan est plus que positif. Les sensations sont très proches de celles d’une vraie partie. Et le simulateur offre des tas de statistiques intéressantes pour améliorer son jeu. Enfin, la verrière du Fouquet’s est très agréable. Quelque chose me dit que cette activité va bientôt décoller.

Prix et réservations sur le site de Golf-Me

Moins fun que Mario Kart, les jeux vidéo de l’armée américaine permettent au moins d’économiser des millions de dollars et de former sans danger des dizaines de milliers de soldats. Voici une petite sélection de ces applications. Elles étaient présentées il y a quelques jours au salon de la simulation d’Orlando (ITSEC 2010).

Pour commencer, voici le simulateur de convois, qui permet aux marines de survivre – ou en tous cas de réduire les pertes – dans les rues de Bagdad.

Voici ensuite Laser Shot, un simulateur de tir dans la tête (ben oui, c’est le plus efficace pour neutraliser un individu, comme l’explique très bien la vidéo). Attention : comme dans les jeux 18+, l’option sang a été activée.

Enfin, voici un simulateur de communication (si, si, vous avez bien lu) dans lequel le marine apprend à communiquer avec des autochtones à longue barbe assis sur des tapis.

 Bien sûr il y en a bien d’autres. Vous connaissiez Kratos, le guerrier invincible du jeu God of War ? Sachez que Kratos est aussi une entreprise et qu’elle a mis au point un simulateur de maintenance pour hélicoptère de combat. C’est sûr, Antimatière vous en reparlera.

Ma Route du Rhum virtuelle

En février 2009, Antimatière évoquait la montée du e-sport, c’est à dire des compétitions de sport virtuelles (foot, voile, etc…). A l’époque, le site Internet Virtual Regatta venait de réunir 300 000 personnes pour un Vendée Globe entièrement virtuel. Un véritable carton.

Deux ans plus tard, l’aventure continue pour Virtual Regatta et Many Players, la société française à l’origine du concept. La Route du Rhum virtuelle – 24ième régate organisée par cette entreprise – a débuté le 31 octobre dernier (en même temps que la vraie course donc). Et elle réunit déjà 214000 concurrents. On est loin des 50 000 inscrits pour la même course en 2006.

La clé de ce succès ? Un mélange réussi de simplicité (aucune installation n’est requise  ; il vous suffit de régler le cap, de choisir une voile adaptée, et hop, c’est parti !) et de réalisme (les conditions météo sont vraies et elles sont mises à jour régulièrement). Cerise sur le gateau : le jeu fonctionne comme un réseau social : il vous est possible d’envoyer des messages à d’autres bateaux pendant la course. Il y a aussi des forums de discussion.

Bien sûr, pour bien figurer au classement, il faut s’accrocher. Vos concurrents sont nombreux (ce qui génère d’ailleurs de gros problèmes de connexion au départ) et très souvent de vrais marins. Pour ne pas se laisser distancer, il vous faudra – comme eux – investir dans des options de jeu supplémentaires (environ 9 euros). Ces options facilitent la navigation (elles permettent notamment de programmer la route de suivie par votre embarcation pendant la nuit). Elles rendent aussi votre bateau plus performant.

Heureusement, cela ne gâche pas le plaisir de jeu. Beaucoup de marins choisissent de terminer la course sans avoir recours à ces options. C’est par exemple le cas d’Antimatière et de son monocoque Tabarloose (un nom bien choisi puisque l’embarcation en question a réussi à s’échouer sur l’ïle d’Ouessant quelques heures après le départ !!!). Mais ces aventures feront l’objet d’un autre post, une fois la course terminée…

 

On ne parle pas assez des cheveux des avatars. Pourtant, c’est un vrai problème. Depuis des années, les coiffures virtuelles manquent cruellement de réalisme. Encore aujourd’hui, les cheveux virtuels restent bien cachés sous des casques ou des bonnets (ben tiens, c’est tellement pratique). En regardant bien, on trouve même encore beaucoup de coiffures "playmobil" (question de budget sans doute). Cette situation ne pouvait plus durer. Heureusement, Nvidia arrive avec son simulateur de cheveux. Celui-ci gère la lumière et les mouvements de 18000 cheveux !!! Grâce à lui, la physionomie et la personnalisation des avatars vont franchir un nouveau cap. Parce que vous le valez bien.

Fallujah.jpg

Fin 2004, les troupes américaines se lançaient à l’assaut de la ville de Falloujah en Irak. Une opération sanglante (38 marines et 1200 insurgés tués selon les chiffres officiels) qui allait donner lieu quelques semaines plus tard à une polémique en raison du nombre de victimes civiles et de l’utilisation présumée de bombes à phosphore blanc par les marines.

Cinq ans ont passé depuis. Mais l’épisode tragique de Falloujah revient sur le devant de la scène. En effet, il devrait servir de base pour le prochain jeu de guerre de l’éditeur Konami. Baptisé "Six Days in Fallujah" et développé par la société Atomic Games, le jeu devrait sortir en 2010. Il plongera le joueur au coeur du conflit Irakien, marqué par la guérilla urbaine et l’usage de technologies ultra-sophistiquées. 

L’idée est venue des marines qui participaient à l’opération, rapporte le Los Angeles Times. Ces derniers avaient rapporté d’Irak des photos, des vidéos et des témoignages écrits. Au lieu de se tourner vers l’industrie du cinéma pour les exploiter, ils ont été voir Atomic Games, société qui développe déjà des applications pour l’armée américaine. En tout, près d’une quarantaine de soldats américains seraient associés à la création du jeu. Celui-ci devrait donc se démarquer des autres jeux de guerre grâce à son réalisme.

Mais c’est justement là le problème. A trop pousser le réalisme, les développeurs risquent de s’attirer les foudres du public. De nombreuses personnes – aussi bien civiles que militaires – s’indignent déjà du mariage entre un jeu vidéo et les évènements sanglants de Falloujah. Pour beaucoup d’entre elles, le conflit est encore trop présent dans les mémoires. Et l’extrême violence des combats ne doit surtout pas être banalisée dans un jeu vidéo.

De leur côté, les développeurs dénoncent une certaine forme d’injustice au sujet des jeux vidéo : pourquoi ces derniers ne pourraient-ils pas exploiter au mieux les sujets d’actualités comme le font la télévision et le cinéma ? A leurs yeux, Six Days in Fallujah est le précurseur d’un nouveau genre d’application : le "game-amentary", produit à mi-chemin entre le jeu vidéo et le documentaire. Mais leurs arguments peinent à convaincre jusqu’ici.

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Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer. (F. Nietzsche)

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