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Le Free to Play fait recette : on ne compte plus les jeux basés sur ce business model. Aux Etats-Unis, comme en Corée, le marché est même déjà saturé. Dès lors, une question se pose : comment se démarquer avec une telle concurrence ? Les promoteurs du jeu Evony.com ont trouvé un moyen : ils ont bombardé Internet – et notamment les réseaux sociaux comme Facebook – avec des pubs pour le moins suggestives, parfois même très suggestives. Problème : ces pubs n’ont quasiment aucun rapport avec le jeu. Dans celui-ci en effet, on ne batifole pas avec des demoiselles en détresse au physique avantageux. A la place, on construit une cité, une armée et on part à la conquête du monde. Beaucoup s’en offusquent (ce n’est pourtant pas la première fois qu’un jeu en réseau essaie d’attirer les joueurs mâles en jouant sur la corde sensible). En attendant, le jeu – dont personne ne propose un véritable test ! – profite d’un buzz indéniable.

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Sur les forums, on ne parle plus que de ça : comment on fait pour avoir des "coins" ou du "cash" ? Comment on fait pour avoir de nouveaux voisins ? Comment on fait pour devenir fermier niveau 5 ? Bienvenue dans Farmville, la dernière application de Zynga pour Facebook. Celle-ci connait depuis son lancement fin juin, un succès fulgurant : 33 millions d’utilisateurs actifs en septembre. Un bond de 100% par rappoprt au mois précédent !

Le principe de Farmville est simple : vous gérez une ferme et vous la developpez en plantant des arbres, des légumes, en élevant des animaux. Vous pouvez gagner de l’argent virtuel en vendant le produit de votre ferme (laine des moutons, lait des vaches, etc). Bien sûr, le réseau Facebook est mis à contribution : vous pouvez inviter vos amis à devenir vos voisins, histoire de pouvoir ensuite échanger des biens avec eux…

L’économie de Farmville repose sur un business model de plus en plus répandu : le Free to Play. L’installation du jeu est gratuite, mais les joueurs peuvent ensuite, s’ils le désirent, acheter des biens virtuels avec leur carte bleue. Et vu le succès du jeu, il suffit que chaque joueur dépense 1 dollar par mois pour faire la fortune du jeune dirigeant de Zynga, Marc Pinkus. Selon certains blogs bien informés, Zynga génèrerait 100 millions de dollars de recettes par an. Certes, une partie de ces revenus provient des recettes publicitaires. Mais la vente de biens virtuels rapporte aussi. Car la startup – qui recrute à tour de bras -n’a pas que Farmville dans son catalogue. Elle détient 6 des 25 applications les plus utilisées sur Facebook, dont Mafia Wars ou encore Texas HoldEm Poker, deux jeux qui tournent à plus de 15 millions d’utilisateurs actifs par mois. Qui a dit que facebook ne générait pas de cash ?

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Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer. (F. Nietzsche)

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