Résultats tagués Konami

Chaque année, à l’automne, des milliers de joueurs s’empaillent pour savoir quel est le meilleur jeu vidéo de foot. Sur les forums, ça donne : vous êtes plutôt FIFA ou PES ? Pour départager les deux jeux, les gamers comparent les ventes, le gameplay…

Antimatière, de son côté, s’est penché sur les bases de données, c’est à dire sur les informations relatives aux équipes et aux footballeurs collectées par les éditeurs. En effet, celles-ci constituent le coeur des jeux vidéo de foot modernes. Or personne ne sait vraiment comment elles sont réalisées. Electronic Arts (éditeur de FIFA) et Konami (éditeur de PES) ont accepté de lever le voile sur une partie de leurs secrets.   

Chez Electronic Arts, les moyens mis en oeuvre impressionnent. La base de donnée est chapeautée par une dizaine de personnes. Ces derniers gèrent une équipe de 110 « data editors », en gros des fans de foot qui collectent les données et les entrent dans la base. Des réviseurs se chargent ensuite de vérifier la cohérence des données. Combien sont-ils ? Pas moins de 1700 !!!!

Konami, de son côté, refuse de communiquer sur les effectifs mais précise : de nombreux observateurs (internes ou externes), dont la majorité se trouvent dans nos studios Japonais, regardent et analysent énormément de matchs et archivent ainsi leurs remarques dans une base de données géante. Konami consulte également des rapports d’entreprises spécialisées pour compléter ses informations. Chaque joueur se voit attribuer une cinquantaine de caractéristiques, sans compter les compétences spéciales. Certaines sont même mises à jour grâce au réseau pendant la saison, assure l’éditeur. 

Au final, on comprend pourquoi les deux jeux ont l’air si réalistes. Lors de la dernière Coupe du Monde, Electronic Arts a fait tourner son jeu à vide et deviné un finaliste sur deux. Comme quoi, avant de parier sur l’issue du match dans la vraie vie, il peut être intéressant de se faire une petite partie de jeu vidéo !

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L’enseigne Uniqlo compte déjà 760 boutiques dans le monde. Mais elle est encore peu connue en France. Pour inverser la tendance, Uniqlo ne se contente pas de proposer des produits originaux. Elle attire depuis peu les "gamers" dans ses boutiques.

Ainsi, pour la deuxième fois en trois ans, la marque japonaise s’associe avec l’éditeur Konami. Ce partenariat permet à Uniqlo de commercialiser des T shirts à l’effigie de Metal Gear Solid, série ultrapopulaire chez les gamers. Dans cette affaire, Uniqlo gagne bien sûr en notoriété mais aussi en volume de ventes. Car lorsque l’équipe du jeu (et notamment la star Hideo Kojima) se déplace dans les magasins Uniqlo pour une séance de dédicaces (c’était le cas ce matin), certains clients n’hésitent pas à faire 200 kilomètres pour voir leurs idoles et s’offrir quelques souvenirs. Le succès est énorme, confirme Charlotte Bouvier, directeur Marketing chez Uniqlo. Et que ce soit à Paris ou à New York, c’est la même foule qui se presse à l’entrée des magasins !

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Parfois, on réalise des sondages et on est embetté avec les résultats. Konami par exemple, vient d’interroger les jeunes (20-25 ans) japonais de sexe masculin. 20% d’entre eux avouent avoir le béguin pour un personnage virtuel issu d’un jeu vidéo. Et 40% se disent "ouverts d’esprit" en ce qui concerne ce type de relation. On apprend aussi que 63% des jeunes mâles interrogés se décrivent comme des herbivore men, c’est à dire des gens assez peu interessés par le sexe, la drague et autres stéréotypes. Un avis, messieurs les sociologues ?

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Fin 2004, les troupes américaines se lançaient à l’assaut de la ville de Falloujah en Irak. Une opération sanglante (38 marines et 1200 insurgés tués selon les chiffres officiels) qui allait donner lieu quelques semaines plus tard à une polémique en raison du nombre de victimes civiles et de l’utilisation présumée de bombes à phosphore blanc par les marines.

Cinq ans ont passé depuis. Mais l’épisode tragique de Falloujah revient sur le devant de la scène. En effet, il devrait servir de base pour le prochain jeu de guerre de l’éditeur Konami. Baptisé "Six Days in Fallujah" et développé par la société Atomic Games, le jeu devrait sortir en 2010. Il plongera le joueur au coeur du conflit Irakien, marqué par la guérilla urbaine et l’usage de technologies ultra-sophistiquées. 

L’idée est venue des marines qui participaient à l’opération, rapporte le Los Angeles Times. Ces derniers avaient rapporté d’Irak des photos, des vidéos et des témoignages écrits. Au lieu de se tourner vers l’industrie du cinéma pour les exploiter, ils ont été voir Atomic Games, société qui développe déjà des applications pour l’armée américaine. En tout, près d’une quarantaine de soldats américains seraient associés à la création du jeu. Celui-ci devrait donc se démarquer des autres jeux de guerre grâce à son réalisme.

Mais c’est justement là le problème. A trop pousser le réalisme, les développeurs risquent de s’attirer les foudres du public. De nombreuses personnes – aussi bien civiles que militaires – s’indignent déjà du mariage entre un jeu vidéo et les évènements sanglants de Falloujah. Pour beaucoup d’entre elles, le conflit est encore trop présent dans les mémoires. Et l’extrême violence des combats ne doit surtout pas être banalisée dans un jeu vidéo.

De leur côté, les développeurs dénoncent une certaine forme d’injustice au sujet des jeux vidéo : pourquoi ces derniers ne pourraient-ils pas exploiter au mieux les sujets d’actualités comme le font la télévision et le cinéma ? A leurs yeux, Six Days in Fallujah est le précurseur d’un nouveau genre d’application : le "game-amentary", produit à mi-chemin entre le jeu vidéo et le documentaire. Mais leurs arguments peinent à convaincre jusqu’ici.

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Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer. (F. Nietzsche)

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