Résultats tagués Lara Croft

David Cage, le réalisateur d’Heavy Rain, le martèle depuis longtemps : le jeu vidéo ne parvient pas à se renouveler ; on fait les mêmes choses depuis 20 ans. Cette opinion semble partagée par les journalistes qui ont suivi l’E3, la grande messe des jeux vidéo, à Los Angeles. Cette année, la panne d’inspiration est flagrante nous dit-on.

Ainsi on assiste à un énième retour de Lara Croft, Zelda, Starfox ou encore Halo dans des versions qui sont parfois quasi identiques à celles que l’on a connu il y a dix ans ! Tout cela sent le réchauffé. Mais vous n’avez encore rien vu. On vient d’apprendre que le jeu vidéo Asteroids – sorti en 1979 ! – pourrait être adapté au cinéma par Roland Emmerich.

Mais au fait, ce jeu où le but est de survivre le plus longtemps possible en pulvérisant tout se qui passe aux alentours (astéroïdes bien sûr mais aussi soucoupes volantes) a-t-il un scénario ? Et bien oui ! Selon les connaisseurs, Asteroids se déroule après une Fin du Monde ou les Aliens ont remporté la victoire. Ce qui reste de l’humanité vit désormais sur une ceinture d’astéroïdes et s’apprête à subir un nouvel assaut.

Hmmm. Comment ce scénario a-t-il pu séduire Roland Emmerich ? Mystère… A Antimatière en tous cas, on se dit que désormais, même l’adaptation de Pong au cinéma est possible.

1 rue Lara Croft

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Antimatière aime bien Lara Croft. Il y a quelques mois, l’aventurière confiait sur ce blog : "faire de la gym avec des rangers aux pieds et un pistolet dans chaque main, ce n’est pas toujours évident". Et bien, la voici récompensée de tous ses efforts : la commune de Derby, en Angleterre, a décidé de bâptiser l’une de ses futures artères Lara Croft Way ! 

Cette nomination n’est pas le fruit du hasard. La ville de Derby a abrité pendant plusieurs années, le studio de développement Core Design qui est à l’origine du blockbuster Tomb Raider sur Playstation en 1996. Certes, la ville possède aussi un important site de production de moteurs de la marque Rolls-Royce. Une "Rolls-Royce Way" était donc tout à fait envisageable. Mais les internautes, consultés pour l’occasion, ont tranché en faveur de l’icone virtuelle.  

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"J’ai bien envie d’utiliser Bayonetta pour traîter certains de mes patients", explique le psychologue Michael Stora en exclusivité pour Antimatière. Ouh la la, c’est sérieux là ? Et bien oui. "Ce qu’il y a de bien avec Bayonetta, c’est sa symbolique forte", assure Michael. L’héroïne du jeu est en quête d’identité … comme beaucoup d’entre nous. Et puis, il est assez facile de s’identifier au personnage. Contrairement à Lara Croft, qui n’était finalement qu’un pantin livré aux mains de geeks aux idées lubriques, Bayonetta n’est pas soumise. La sorcière joue de son charme (et de sa sucette) mais elle tourne aussi ses ennemis en dérison, s’agace, déverse son agressivité sur les anges – moralisateurs ? – qui lui barrent la route, avant d’adresser un clin d’oeil complice au joueur. Bref, en dépit de son look un peu bizarre (mais pourquoi porter des lunettes dans un jeu de castagne ?) Bayonetta est en phase avec notre époque. Ce genre de communion est suffisamment rare pour être souligné.

En résumé, Antimatière conseille donc aux jeunes filles inhibées de s’abonner à ce blog  d’essayer le jeu. On ne sait jamais : ça pourrait débloquer quelque chose. En plus, ça dopera les ventes, qui souffrent visiblement de la sortie de Darksiders, (et ça c’est bien dommage parce que Darksider, c’est quand même un énième jeu de paladin à grosse épée. En plus, il n’a pas reçu la meilleure note de la part du journal Famitsu, lui). 

Lara Croft, un vrai métier

Alison n’a que 23 ans. Mais elle a déjà tout d’une star. Celle jeune anglaise aux formes avantageuses passe son temps à sillonner la planète, enchaînant les interviews et les séances photos. Alison n’est pas une star de cinéma … mais de jeu vidéo. C’est elle qui a été choisie parmi plusieurs centaines de candidates pour incarner – pendant quelques mois – Lara Croft, l’héroïne de Tomb Raider : Underworld, la dernière grosse production d’Eidos, qui doit sortir avant Noël.

Lara1.jpgIncarner en chair et en os un personnage virtuel, l’idée n’est pas nouvelle. Mais l’enjeu financier de ce genre d’opération est de plus en plus grand. Le marché du jeu vidéo pèse de plus en plus lourd (en France, il a désormais en ligne de mire celui du livre). Dans ce secteur, la communication et le marketing deviennent, au même titre que la réalisation, un élément clé du succès. Et cela se ressent sur les "budgets com" : "impossible de donner un chiffre, mais on parle bien de plusieurs millions d’euros", confie-t-on du côté d’Eidos, même si la réputation de la série des Tomb Raider n’est plus à faire (depuis ses début en 1996, elle totalise 32 millions d’exemplaires vendus).

Si le lancement du dernier Tomb Raider coûte cher, c’est aussi parce que l’année 2008 est spéciale. Pour la première fois de son histoire, l’aventurière au mini-short kaki débarque sur Playstation 3. Par ailleurs, le jeu sortira peu de temps avant Noël, ce qui n’était pas arrivé depuis huit ans. Alison a donc du pain sur la planche. Heureusement, cette gymnaste prend son travail très à coeur : "tout ce que Lara peut faire à l’écran, je dois le faire aussi. Pour cela, je m’entraîne six jours sur sept", assure-t-elle. Lara – enfin je veux dire, Alison – a suivi des cours du survie. Et elle devrait même bientôt étudier l’archéologie ! "Dans ces conditions, je n’ai pas vraiment le temps pour une vie privée. Mais incarner une aventurière sexy, adulée au quatre coins du monde, c’est plutôt plaisant. Dès que j’enfile ma tenue, je me sens plus confiante", explique Alison.

Une fois plus détendue, elle avoue quand même : "faire de la gym avec des rangers aux pieds et un pistolet dans chaque main, ce n’est pas toujours évident". A l’entendre se plaindre comme ça, je voudrais bien l’aider… D’autant qu’ils sont vraiment lourds, ses pistolets (si, si, je peux vous l’assurer). Mais déjà, l’interview se termine. A peine de temps de prendre un photo souvenir, d’effectuer un raccord maquillage, et la voilà repartie. Seul (enfin presque) dans le petit salon VIP aménagé pour l’interview, je me mets alors à penser : "finalement, j’irais bien l’acheter ce jeu". Comme quoi, le marketing est une arme redoutable.

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Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer. (F. Nietzsche)

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