Résultats tagués MySpace

haiti.jpg

Beaucoup de gens trouvent les réseaux sociaux (Facebook, MySpace…) complètement inutiles. L’exemple qui suit pourrait les faire changer d’avis (ou pas : après tout, les réseaux sociaux consomment quand même beaucoup de temps pour des trucs qui sont parfois débiles).

L’éditeur de jeux Zynga, qui opère sur Facebook et Myspace et dont nous avons déjà parlé longuement ici, a proposé à ses apprentis fermiers (c’est à dire aux millions de joueurs qui ont déjà téléchargé Farmville) d’aider les enfants d’Haïti. Pour cela, il suffisait d’acheter des graines virtuelles – vendues spécialement pour l’occasion – et de les planter. Zynga s’engageait à reverser 50% des recettes à des associations qui s’occupent de l’avenir des enfants d’Haïti. Les donateurs, eux, pouvaient afficher leur soutien à l’opération en plantant des drapeaux de différentes couleurs dans leurs fermes. 

Le procédé a particulièrement bien marché : Zynga aurait levé, pour la cause, plus de 700 000 vrais dollars en quelques semainesBon, ça veut dire qu’au passage, Zynga va empocher plus de 350000 dollars. C’est ça, la magie des réseaux sociaux…

zynga12.jpg

Grâce au développement spectaculaire des jeux destinés aux réseaux sociaux Facebook et MySpace, le marché des biens virtuels a généré 1 milliard de dollars de revenus en 2009, selon une étude dévoilée lors du dernier Virtual Goods Summit. Cela représente un bond de 50% par rapport à 2008.

Dans ce marché en pleine explosion, les hébergeurs (c’est à dire Facebook et MySpace eux même) ne touchent qu’une faible part du gâteau. Facebook permet bien aux internautes d’acquérir et échanger des biens virtuels pour environ 2 dollars l’unité. Mais ces revenus ne représentent que 20% des recettes générées dans l’univers Facebook. Les 80% qui restent vont dans les poches d’éditeurs de jeux comme Zynga ou Playfish, qui se servent de la plateforme Facebook pour vendre leurs produits. 

Vous trouverez justement ici un portrait détaillé de Zynga et de sa stratégie ultra agressive. Le succès de ce genre d’éditeur est tel qu’il bouscule les règles du jeu vidéo. Certains développeurs "classiques" se tournent désormais vers Facebook pour exploiter les licences qu’ils possèdent. C’est le cas, par exemple, du studio Firaxis, qui vient d’annoncer l’adaptation sur Facebook de la série à succès Civilization. 

A propos du blog

Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer. (F. Nietzsche)

A propos de l’auteur

Derniers commentaires

Archives

S'abonner au flux de ce blog

[De quoi s'agit-il?]