Résultats tagués Zynga

C’est le buzz du moment. Lady Gaga va avoir droit à sa propre ferme dans le jeu Farmville. Ce sera l’occasion pour les 46 millions de joueurs réguliers, d’écouter en avant première mondiale, et pendant quelques jours, trois titres du nouvel album de la star. On pourrait se dire que cette nouvelle manière de faire de la pub confirme l’importance des jeux vidéo. On pourrait aussi se dire que Lady Gaga adore les petits tracteurs et les vaches virtuelles. Mais en fait … il n’en est rien ! C’est surtout l’emprise de Facebook qui est une nouvelle fois démontrée.

En effet, Zynga s’est aperçu que les joueurs de Farmville étaient très souvent fans de Lady Gaga sur leur profil Facebook. D’ou l’idée ce cette – probablement juteuse – opération commerciale. « GagaVille » ouvrira ses portes le 17 mai, soit six jours avant la sortie de l’album Born This Way.

C’est la confession d’un chef d’entreprise, rencontré – presque – par hasard. Nous l’appellerons Mr Paul. Mr Paul est un entrepreneur comme les autres, sauf qu’il travaille dans le Social Gaming (oui vous savez, ces jeux comme Farmville qui drainent des millions de joueurs sur Facebook).

Mr Paul voudrait bien percer dans ce milieu. Il y croit dur comme fer. Il a d’ailleurs lourdement investi en hommes et en matériel. Il y a juste un petit problème : Zynga semble prête à tout pour rester n°1. Et ce d’autant plus qu’elle est exposée  selon le journal Les Echos à une chute de son audience et à une taxation de 30% sur ses transations. Alors Mr Paul fait tout pour rester discret et passer sous les radars, même si ses affaires marchent bien. « On ne fait aucun communiqué de presse. Une interview en bonne et due forme ? Surtout pas ! Il me faut encore six mois pour atteindre une taille critique », explique-t-il.

Tous les matins, Mr Paul se réveille avec angoisse : Zynga a peut-être sorti pendant la nuit le jeu qui va mettre en pièces son business model. Car c’est la grande force Zynga : « sa puissance de frappe (par ses jeux, mais aussi par l’achat de trafic sur internet) est telle que vous ne pouvez pas lutter. Si Zynga me copie, elle peut me tuer en trois mois », explique Mr Paul. Mr Paul n’en dira pas  beaucoup plus. Il a une boîte en forte expansion à faire tourner et les « geeks » ont pris le pouvoir chez lui… Pas facile à gérer.

Mais c’est promis, si Mr Paul atteint ses objectifs, Antimatière vous dévoilera quelques uns de ses secrets. Bonne chance Mr Paul.

 

Le marché des jeux sociaux sur Internet ne représente encore qu’un milliard de dollars aux Etats-Unis – et beaucoup moins en France – mais il attire déjà de gros poissons. Preuve, Google est intéressé.

 En quelques mois, le géant américain s’est offert Slide, un créateur d’applications sur Facebook et Jambool, un développeur de système demonnaie en ligne. Il aurait aussi investi 100 millions de dollar dans l’éditeur de jeux Zynga. Désormais, tout le monde attend le lancement de son réseau social maison, « Google Me », qui viendrait concurrencer Facebook.

 Pour certains spécialistes, ce projet pourrait voir le jour avant la fin de l’année. Il faut dire que pour Google, les « jeux sociaux » ont un triple avantage. Tout d’abord, ils génèrent des recettes publicitaires et des recettes liées à la vente de biens virtuels. Une manne en pleine explosion à voir le chiffre d’affaires de Zynga. En investissant dans les jeux sociaux, Google pourrait également asseoir son statut de porte d’entrée incontournable du Web. Un statut qui semble s’effriter : selon l’institut d’études comScore, la part de marché de Google aux Etats-Unis a baissé ces derniers mois. Elle dépasserait à peine 60% !

Google n’est pas la seule entreprise à vouloir profiter du filon. Les éditeurs de jeux vidéo, eux aussi, investissent le marché. Ubisoft a lancé il y a quelques mois ses propres jeux sur Facebook. De son côté, Electronic Arts, a racheté Playfish – éditeur de jeux sur Internet – en 2009, pour un montant de 275 millions de dollars.

 Plus inattendu, les chaînes de télé – à l’instar de TF1 – espèrent elles aussi toucher leur part du gâteau. Après avoir lancé Bola Football, en partenariat avec l’éditeur Playdom, TF1 s’apprête à développer une version « social gaming » de son émission vedette, Secret story. D’autres projets devraient suivre, tous basés sur des émissions phares de la chaîne.

 Crédit photo : Stéphan

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Décidément, ça ne va pas fort pour Second Life. Selon Business Week, le prix de certains biens immobiliers de ce monde virtuel est passé de 65 dollars en 2007 à 16 dollars aujourd’hui. L’air de rien, ça fait une baisse de 75%. C’est pire que l’éclatement de la bulle immobilière en Californie !

Chez l’éditeur Linden Lab, c’est l’état d’urgence : les effectifs vont fondre (-30%) et le patron Mark Kingdon quitte l’entreprise. C’est le fondateur de Second Life Philip Rosedale qui revient aux commandes.  Le virtuel serait-il rattrapé par la crise ? En partie seulement. Car l’engouement des consommateurs pour les biens immatériels reste fort, constatent d’autres éditeurs comme Bigpoint, Electronic Arts ou Zynga.

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Beaucoup de gens trouvent les réseaux sociaux (Facebook, MySpace…) complètement inutiles. L’exemple qui suit pourrait les faire changer d’avis (ou pas : après tout, les réseaux sociaux consomment quand même beaucoup de temps pour des trucs qui sont parfois débiles).

L’éditeur de jeux Zynga, qui opère sur Facebook et Myspace et dont nous avons déjà parlé longuement ici, a proposé à ses apprentis fermiers (c’est à dire aux millions de joueurs qui ont déjà téléchargé Farmville) d’aider les enfants d’Haïti. Pour cela, il suffisait d’acheter des graines virtuelles – vendues spécialement pour l’occasion – et de les planter. Zynga s’engageait à reverser 50% des recettes à des associations qui s’occupent de l’avenir des enfants d’Haïti. Les donateurs, eux, pouvaient afficher leur soutien à l’opération en plantant des drapeaux de différentes couleurs dans leurs fermes. 

Le procédé a particulièrement bien marché : Zynga aurait levé, pour la cause, plus de 700 000 vrais dollars en quelques semainesBon, ça veut dire qu’au passage, Zynga va empocher plus de 350000 dollars. C’est ça, la magie des réseaux sociaux…

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Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer. (F. Nietzsche)

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