Interview du Dalaï-Lama : "Mes conseils de sagesse aux managers"

 

  dalailama.jpgDimanche 6 juin, au matin, conférence de presse du Dalaï-Lama, dans son hôtel, au Park Hyatt, à Paris. Nous étions en petit comité -une dizaine de journalistes- invités à lui poser nos questions pendant une heure environ, juste avant sa prestation à Bercy sur le thème « Ethique et société ». Le moine bouddhiste Matthieu Ricard, son interprète en France, était à ses côtés. Les thèmes abordés ont concerné le Tibet, la succession de Sa Sainteté, son message aux jeunes...J'ai orienté mes questions sur ses conseils de sagesse à l’attention des managers et des dirigeants.

 

 Les souffrances psychiques dans le monde du travail sont en augmentation. Que conseillez-vous aux dirigeants pour créer un environnement professionnel plus harmonieux ?

Même si je ne suis pas familier du monde de l'entreprise, je peux quand même essayer d'apporter des éléments de réponse. Les univers professionnels sont multiples et divers, mais les employeurs et salariés restent des êtres humains, et forment donc, tous ensemble, une communauté. Au sein de celle-ci, il faut instaurer une confiance mutuelle. dalailama2.jpgSi les salariés sentent de la défiance, de la distance, ils exécuteront leur travail, mais sans y croire vraiment. Des relations authentiques sont au coeur d’une entreprise harmonieuse.

La crise actuelle montre de façon criante les limites du système libéral. Comment construire un modèle économique plus humain ?

Tout d'abord, je pense que les personnes qui souffrent le plus en cette période de crise sont celles qui faisaient passer l’argent avant tout. Alors que celles qui croyaient aussi en d’autres valeurs, comme l'importance d'une belle vie familiale, sont beaucoup moins déstabilisées.

L'éthique est très importante. L’an dernier, j’ai demandé à l’un de mes amis, un homme d’affaires italien : «Quelles sont les causes de cette crise économique ?». Voici sa réponse : «la cupidité, la spéculation et le manque de transparence ». Ces trois conduites sont immorales. Il faut restaurer l’honnêteté et  la sincérité dans le monde du travail.  

Les managers endurent une pression croissante de toutes parts. Vous suivez de près des travaux scientifiques américains prouvant les bienfaits de la méditation. Combien de temps faut-il méditer pour chasser le stress?

La paix de l’esprit dépend de notre attitude mentale. Les managers devraient méditer au moins trente minutes par jour. C’est mieux que les tranquillisants et l’alcool !

 

 

 

 

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"Se recentrer sur soi est crucial en période de crise"

 "Je suis débordé", "Mon agenda est surbooké", "Je suis sous l'eau", "Je ne touche plus terre".... Voici juste quelques exemples entendus au détour de ma journée, au téléphone, au bureau, dans la rue... Cela vous rappelle votre propre situation?

En pleine période de crise, cadres et dirigeants sont sur le pont.  Il faut vendre, réduire les coûts, sauver des postes... "A force, le risque est de s'éparpiller, de ne plus savoir qui on est, ce que l'on veut vraiment, de quoi on a réellement besoin", m'expliquait, il y a quelques jours, le psychiatre Christophe André, que j'ai reçu dans le cadre du Cercle de l'humain de L'Expansion, à l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage "Les états d'âme, un apprentissage de la sérénité" (Ed. Odile Jacob).

Voici la vidéo, intitulée "En période de crise, se recentrer sur soi est essentiel". Christophe André y livre quelques conseils pour faire le point avec soi-même. A méditer.

video.lexpress.fr/expansion/cercle/clip/cercle_andre210409.flv

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Les salariés du public plus dépressifs que ceux du privé

J'ai récemment interviewé Boris Cyrulnik sur la thématique de la résilience en entreprise. Des trois vidéos réalisées, l'une a suscité de farouches réactions. Le neuropsychiatre explique que des études ont démontré que l'on déprimait plus dans le public que dans le privé. Est-ce aussi votre avis?

Voici la vidéo :

http://www.lexpansion.com/carriere/pourquoi-deprime-t-on-plus-dans-le-public-que-dans-le-prive_174995.html

 Et les commentaires :

ZAOZA2 22/3/2009  Salut à tous.... Juste une précision. Je ne sais pas quel obscure règle d'arithmétique modernes on peut dire que les employés du privé " dépriment plus " que dans le public. Pour avoir travaillé dans 28 entreprises et 3 pays; de simple agent de fabrication automobile à éducateur pour adultes handicapés ( Assoce MESSIDOR )... je me permet de rappeler que l'on déprime au travail pour deux raisons principales: -Problèmes extra-professionnels -Problèmes PUREMENT professionnels

melsporty7 19/3/2009
On ne peut déceler une quelconque dépression chez ceux qui sont dans le privée, car ils sont trop fatigués pour l'éprouver. Les personnes appartenant au secteur public ont le temps de déprimer, et en sont capables avec l'énergie qui leur reste; la fatigue elle, peut être prépondérante à beaucoup d'autres états. Ceux du privé n'ont pas le temps de s'évaluer totalement, de focaliser sur eux-mêmes, de savoir où ils en sont précisément à cause de la fatigue, alors déceler une dépression ou non chez des gens qui ne peuvent pas vraiment avoir le temps ou la force de l'éprouver, ce n'est pas très pertinent. Si l'étude est réalisée par rapport au taux d'absentéisme ou congés maladie, les résultats ne peuvent être exactes car les raisons données par ces personnes, peuvent être de simples mensonges dissimulant un manque de motivation et bien d'autres choses. Au lieu de qualifier les fonctionnaires de flémmards qui dépriment ne sachant pas quoi faire de leurs pieds, il ne faudrait pas non plus se contenter de définir ceux du privé comme moins dépressifs parce qu'ils sont "heureusement" trop fatigués - pour l'être.
 
Valy 22/2/2009
Il y a des entreprises privées ou l'on déprime et celà part du manager qui lui-même déprime. Bien que le manager utilise l'empathie pour arriver à faire travailler son personel, il utilise également des petits chefs effectivement paranos ou obsédés qui harcèlent le personnel et engendrent des conflits internes. Résultats le personnel se met en maladie régulièrement, l'entreprise stagne, elle survit. Ce qu'il manque dans ces entreprises c'est la motivation du personnel,je pense que les services RH ne sont pas toujours efficaces, on regarde les rentrées d'argent et on se fou de l'outil humain !!
 
tiphys 21/2/2009
Bien vu Patrick E, votre commentaire cerne très bien le comportement des fonctionnaires , encore qu'au niveau du bachotage , il y aurait beaucoup de choses à dire , notamment dans la fonction publique territoriale où le copinage , les passe-droits , le favoritisme ,( les enfants de fonctionnaires ) remplacent sous trés souvent le concours ... Maintenant pour remonter le moral de nos "CHERS" fonctionnaires, je les réconforte avec 5 bonnes raisons : 1) la crise :ils ne la verront pas passer :le salaire ,inexorablement, va tomber ! 2)D'aprés l'Association Sauvegarde Retraite , les 3/4 d'entr'eux continuent de prendre leur retraite PLEINE avant 60 ans ! 3)Ils cotisent toujours moins ! Au total , les cotisations du privé sont supérieures de 60 % à celles de nos fonctionnaires ! 4)Leur retraite peut être 2 ou 3 fois supérieure à celle du privé et l'écart va encore se creuser ! 5) Et c'est le privé qui paiera tout cela !Car cela sera avec nos impots ...!Pas mal pour des gens qui auront mis La France par terre ...Et pour longtemps , hélas !
 
henri 19/2/2009
Tout à fait d'accord avec Maurice Cyrulnik.30 ans passé dans un service public m'ont permis de le constater.Le reglement c'est le reglement,aucune marge de manoeuvre, peu d'initiatives.Capable ou non,l'important c'est de reussir les examens ou les concours pour avançer.L'important avec certains superieurs c'est de les flatter,ne pas les contredire,le chef a toujours raison.Les fontionnaires sont aujourd'hui correctement payés par rapport au privé avec garantie de l'emploi, c'est pourtant dans cette catégorie de salariés qu'il y a le plus de grévistes, alors conclusion? Allez demander la réponse aux syndicats.
 
 
Patrick E. 18/2/2009
Nos fonctionnaires se sont souvent battus pour avoir le concours (bachotage intensif de sujets totalement inutiles pour leur travail). Remarquons qu’ils se présentent comme « fonctionnaire », c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de métier. Ils recherchent la sécurité ce qui peut se comprendre. Surqualifiés le plus souvent, le système leur donne des taches basiques, mais où surtout on leur demande de se taire. Donc on vient chaque jour, on fait vaguement ce qu’il y a à faire. Si quelqu’un se manifeste pour parler des problèmes, parle d’améliorations,… il est remis en place. Il continue, on le vire. Donc on ne fait rien. Le problème est que toute sa vie, on n’aura aucun problème : on planifie plusieurs vacances à l’avance ; quand on est jeune, on va vite chercher à se marier ; à la cantine, comme on ne parle pas de travail, on parle des vacances, des enfants, des couples qui se font dans l’administration, des gens qui ont réussi ou raté le concours… Pour passer le temps, nos fonctionnaires vont dans des associations. Ils y amènent beaucoup de temps disponible, des idées simplistes,… En rebûchant du théorique inutile, on peut avoir un concours (si on tombe la bonne année !), qui permet de passer à l’échelon supérieur. Grâce à tous ces échelons, l’administration entretien des jalousies, des sectarismes,… Quelques uns sont inconscients qu’ils ne travaillent pratiquement pas. Certains fonctionnaires vous diront qu’ils ne sont avantagés par rapport au privé… mais avec quelle violence ils appuient pour que leurs enfants rentrent dans l’administration ! Comme décrit dans l’interview, s’ils dépriment, c’est : 1- ils n’ont aucun problème, ils s’ennuient, tournent en rond 2- ils se tirent dans les pattes. Pour résumer, à vivre coupé du reste de la société réelle (à l’extrême : les militaires, les couples de fonctionnaires), on devient mou, et si on quitte brutalement l’administration, on tombe de haut.
 
Jacques 18/2/2009
Il est des commentateurs qui confondent l'opportunité de donner son avis, -pour faire progresser le débat s'entend- et des commentateurs qui confondent cette chance en la gâchant comme l'on ferait par exemple en gaspillant son énergie dans un défouloir anonyme. Je lis des commentaires sans grand rapport avec la vidéo de Boris Cyrulnik, de l'incitation à la haine et des généralisations hâtives : je suis étonné qu'ils ne soient pas filtrés par le modérateur. Pour ma part, je trouve cette vidéo intéressante et instructive ; elle confirme et complète ma propre analyse. Belle synthèse qui illustre la diversité de vécu des salariés dans une même entreprise, chose probablement beaucoup plus fréquente en effet (cette diversité de situations) dans le public que dans le privé.
 
tiphys 18/2/2009
" La fatigue n'est pas un facteur de dépression " dixit Boris Cyrulnik ! Alors messieurs et mesdames les fonctionnaires : remuez - vous !
 
doudou 18/2/2009
Vous rigolez ou quoi de nous poser cette question il est évident que dans le privé on est plus a son travail que dans le public aussi c'est une galégeade de le dire et l on fait moins de grèves et de manifestations car dans le public il y a toujours des gens qui se les roulent pendant que d autres bossent c'est toute la différence quand on ne fait rien on déprime comment voulez vous que nous en sortiont si le public ne fait pas d efforts pour rejoindre le privé. Et que l on ne vienne me dire que les gens du public sont surchargés de trvail et que l on a de la compassion pour eux c'est malheureux a dire mais je pense qu il serait souhaitable d envoyer quelques publics dans le privé pour voir comme cela se passe et ils auraient des idées pour sy mettre.
 
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Cadres au féminin : comment négociez-vous votre salaire?

Ce midi, lors d'un déjeuner informel avec le directeur d'une école de commerce  française du top 10, nous avons, notamment, discuté du marché de l'emploi des jeunes diplômés. Voici l'une de ses constatations sur les rémunérations : "lors des négociations, les jeunes femmes cadres restent toujours moins "âpres au gain" que leurs collègues masculins. Elles sont plus prêtes que les hommes à faire des concessions salariales pour un poste qui les intéresse vraiment et leur permet d'équilibrer vie de famille et carrière... Cela dit, a ajouté le directeur de cette grande école, je note une lente évolution du comportement  des femmes cadres face à l'argent  : elles négocient à la hausse avec moins d'hésitation, lèvent peu à peu l'auto-censure  intériorisée depuis des millénaires, au fur et à mesure qu'elles gagnent en confiance en elles-même. C'est une évolution lente, mais qui gagne du terrain."

En tant que femmes, êtes-vous d'accord avec cette analyse? Au moment de négocier votre rémunération, comment vous sentez-vous : pleinement confiante, sûre de votre profil de cadre sup dynamique, ou tout au fond de vous, sentez-vous soudain votre légitimité ébranlée par quelques doutes issus.... de la nuit des temps?

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"La maladie m'a sauvé du pire"

 Vers 40  ans, Frédéric a été victime d'une "petite crise cardiaque", selon ses propres termes.  Au même âge, Romain s'est retrouvé, un matin, bloqué dans son lit, les jambes paralysées. Obligés de se poser, contraints à la réflexion, au retour sur soi, ces deux quadras super-dynamiques ont radicalement changé leur mode de vie. Bien que dans des secteurs différents, leur parcours était étonnamment similaire. Tous les deux travaillaient depuis une quinzaine d'années comme DRH dans un grand groupe, vivaient à 100 à l'heure, participaient à tous les congrès, séminaires, conférences, cercles, réseaux, jonglaient entre les fuseaux horaires. Tous les deux refusaient d'écouter les signes avant-coureurs du trop-plein de stress et de pression : migraines, dos bloqué, insomnies....Tous deux étaient persuadés d'être invincibles "Craquer ? C'est pour les autres, les faibles, pas pour moi!", estimaient-ils, sur le mode de la  méthode Coué. Or, "moins on l'écoute,  plus le corps tape fort", estime le psychanalyste jungien Guy Corneau, notamment dans son ouvrage "La guérison du coeur". 

Il a fallu une crise cardiaque et un début de paralysie pour que Romain et Frédéric prêtent enfin l'oreille à ce que criaient leur corps et leur esprit, usés de fatigue psychique et physique prématurée. Après une phase de dépression profonde, de multiples visites médicales, des passages "sur le billard", un travail sur eux, tous deux ont tout remis en question, hiérarchisé leurs vraies priorités. Aujourd'hui, chacun a créé sa propre entreprise de conseil. "Certes, ce n'est pas de tout repos, mais au moins, je gère mon  planning et mon rythme, je dîne avec ma famille et je vois mes enfants grandir", constate Frédéric, qui a rattrapé sa vie de couple au bord du précipice. Et d'ajouter : "Si j'avais continué au rythme d'autrefois, si mes jambes ne m'avaient pas arrêté dans ma course effrénée, j'aurai peut-être contracté quelque chose de plus grave encore, et je ne serai, tout simplement, plus de ce monde. Finalement, dans mon cas, c'est la maladie qui m'a sauvé du pire."

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  • I COMME ICARE a commenté sur "Comment sortir du harcèlement moral?": Revoyez le film: I comme ICARE Vous comprendrez pourquoi le harcèlement moral continue dans l'entreprise. Si la Direction l'organise insidieusement, les collaborateurs considèrent qu'ils doivent...
  • Marillat a commenté sur "Comment sortir du harcèlement moral?": Bonjour, tu aurais dut et ce des les premiers temps, mettre de coté des preuves , photos ect ... écrire chaque choses sur ton PC,...
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  • kemperdick a commenté sur "Comment sortir du harcèlement moral?": bonjour Isabelle, Ne démisionne surtout pas car il n'attend que ça, c'est vrai que pour toi cette situation est invivable et je te comprends d'autant...
  • Minimir a commenté sur "Se recentrer sur soi est crucial en période de crise": Très interressante cette vidéo mais je reste un peu sur ma faim, j'aurais aimé en savoir plus sur le lien avec la periode de crise...

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