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16 janvier 2008

"60 ans, et alors? Je veux continuer à travailler!"

Paule, 60 ans, directrice de la communication d'un grand cabinet d'avocats d'affaires parisien, me confie : "je dois partir en retraite... à mon grand désespoir!". A voir son énergie, ses compétences et son appétit de vivre à 100 à l'heure, on se dit qu'effectivement, la situation est un brin surréaliste! 
"Je n'ai pas envie de m'arrêter. Je vais continuer comme consultante free-lance. J'ai eu quatre enfants tout en étant salariée en entreprise, à l'époque, j'étais bien plus fatiguée que je ne le suis  aujourd'hui!", poursuit Paule, visiblement en pleine forme. La situation de cette senior ultra-battante va devenir de plus en plus fréquente sur le marché de l'emploi. 
Lors d'une récente présentation à l'Ajis (Association des journalistes de l'information sociale), la société Experconnect a rappelé la tendance: "C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'un nombre aussi important de ressources compétentes et motivées est disponible... et le phénomène va encore croître au cours des dix prochaines années". Et pour cause : un nombre massif de baby-boomers (entre 650 000 et 800 000 par an) va partir à la retraite entre 2005 et 2010. Parmi eux, se trouve une sur-pondération de cadres, de scientifiques, d'ingénieurs et techniciens.
Et vous-même, vous imaginez-vous continuer à travailler à l'âge de la retraite?

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Commentaires (5)

isabelle:

Je ne suis pas cadre, je travaille dans un hôpital en tant qu’Aide soignante depuis 30 ans, j’adore mon métier mais je ne me vois pas du tout à 60 ans faire ce que je fais actuellement. C’est un travail très physique et il faut avoir un esprit blindé, un moral d’acier pour ne pas tomber dans la déprime, car le malheur des autres nous fait face tous les jours on ne peut pas s’apitoyer sur tout le monde.la mort est omniprésente chaque jour. Bien sur et heureusement je partage de bon moment avec certain patient, ils ne sont pas tous la pour mourir.
Je ne souhaite pas rester inactive a la retraite si toute fois j’y arrive en bonne santé mais je choisirais un travail plus intellectuel que physique.
La retraite c’est une nouvelle vie qui commence mais seul l’avenir nous dira si on peut la vivre pleinement dans la joie et la bonne humeur ou la vivre accrochée a un bout d’espoir.

Hervé Le Gall:

Il paraît curieux de "devoir" arrêter de travailler. C'est une approche "CGTiste" de la vie professionnelle, basée sur une vision "ouvrière" de la vie, où le travail est subi, où l'on ne s'épanouit pas, et où les revenus sont impossibles à être satisfaisants. Donc, tant qu'à faire, pourquoi ne pas être à la retraite, dit la CGT, aux frais des entreprises et de l'Etat. C'est ignorer superbement les créatifs, les innovateurs, tous ceux dont le travail est un plus pour l'avenir du pays. C'est une négation de la liberté d'entreprendre, de la liberté tout court, un asservissement à l'Etat providence, à l'Etat tout puissant, ce que prône la gauche en général. Je suis pour la liberté de travailler.

CLAIRE Olivier:

Si je poursuis votre raisonnement:
J'ai 60 ans, je suis en pleine forme, j'ai un boulot sympa (et peu être pas trop physique - combien d'heures de trajet matin et soir?), je suis bien payée, donc je souhaite que cela continue.
Dans le même temps on vire les gens de 50 ans par pleine charette, ceux qui ont bêtement fait le choix de l'industrie ou d'un secteur pauvre. Ceux là n'ont pas le choix ils se battent pour survivre! Evidemment j'aurais du rentrer à l'EDF et pas dans une multinationale Française, Japonaise,Allemande, Suisse (j'ai fait les 4 !).
Quand j'entends ce genre de discours j'ai le sentiment que soit on a affaire à quelqu'un d'exceptionnel soit que le travail n'était pas trop rude. J'oserais bien un parallèle avec Michel DRUCKER qui ne veut pas raccocher.
Il y a un temps pour tout, laisser les plus jeunes bosser, beaucoup ne souhaitent que cela!

Chacun a ses raisons qui lui sont propres pour continuer ou arrêter. L'âge de retrait(e) qui fût fixé il y a longtemps, ne correspond plus à la réalité du terrain d'aujourd'hui. À 65 ans, nous nous portons mieux que nos parents. Nous avons des activités plus légères, plus sécurisées.
Se retirer a pris un sens péjoratif. Il faut être hyperactif, jeune, beau.
Un manager me confia un jour: "Je ne dis jamais quand ça ne va pas. Ce serait montrer une faiblesse."
Quelqu'un qui s'est levé à des heures impossibles toute sa vie, qui a soulevé du poids, nettoyé la saleté des autres, il aspire au repos. Tout simplement.
Et quand l'esprit se fait rappeler à l'ordre par le corps fatigué, nous devons l'accepter.
En attendant, je me fais plaisir au travail, car il a une valeur morale, aussi.

Lhermite:

Bonjour,

Je travaille pour l'émission de Philippe Gildas, " Gildas and co", sur la chaîne Vivolta. Pour l'un de nos reportages, nous recherchons une personne qui pourrait témoigner de son expérience free lance, comme moyen de continuer son activité à la retraite, tout simplement parce qu'elle aime son travail.

ps: le tournage est prévu pour la semaine prochaine, entre le 25 et le 29 février. Nous nous adapterons selon les disponibilités des personnes qui souhaiteraient témoigner.

Merci de me contacter à cette adresse
flhermite@televista.fr

à bientôt,
Flore Lhermite

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