Mathieu, la quarantaine, est ingénieur dans un grand groupe international. Passionné et consciencieux , il veille tard et ne compte plus les week ends passés devant l'ordinateur, au bureau. "Mon épouse et mes enfants commencent à râler sérieusement. Et j'ai craqué il y a un an : dépression, arrêt de 15 jours, médicaments et séances avec un psychiatre". Depuis, il a repris le travail, mais n'a plus la résistance d'avant. Le moindre incident prend d'emblée, dans sa tête, des proportions démesurées. "Mon problème est que je ne sais pas dire non", admet-il. Si sa direction lui propose un nouveau dossier, ou lui fait comprendre que cela dépannerait bien l'équipe s'il se chargeait de cette étude, impossible de refuser. Du coup, en surchauffe, "je rends mon travail en retard, voire avec des erreurs". Le cercle vicieux. Plus Mathieu se met en danger, plus il veut se rattraper. Dans cette course en avant, "je ne vois plus l'issue", confie-t-il.
Connaissez-vous ce type de situation? Et comment vous en êtes-vous sorti, le cas échéant?
Envie d'aller plus loin ? "Comment dire non. Savoir refuser sans offenser", William Ury (Seuil, 2007)









Commentaires (2)
La difficulté dans ce genre de situation est de se faire aider de la façon la plus efficace. Un médecin psychiatre, thérapeute et prescripteur de médicaments indispensables à la guérison, n'est pas toujours bien placé pour avoir la connaissance de ce qui se joue dans une entreprise, environnement dans lequel peut se développer une dépression.
C'est d'une double compétence insolite qu'aurait besoin votre cadre sup : un cadre sup comme lui, devenu psychanaliste...
Publié par Antoine | 15 mars 2008 17h59
Publié le 15 mars 2008 17:59
Ce dont a besoin ce cadre sup' c'est avant tout de faire un bilan sur lui-même : quels sont ses objectifs REELS ?
Une fois qu'il aura compris que son boulot est pour lui un moyen de s'éloigner de sa femme et de ses enfants, il divorcera et se sentira bien mieux !
Publié par Georges | 19 mars 2008 15h47
Publié le 19 mars 2008 15:47