J'ai interviewé récemment la psychanalyste Anne-Marie Filliozat, co-auteur avec Gérard Guasch, de "Aide-toi, ton corps t'aidera" (Albin Michel). Nous discutions du stress, et elle a pointé un fait majeur, que je juge utile de vous rapporter, ici.
Comme vous le savez, le stress se manifeste en trois phases : la réaction d'alarme, la phase de résistance et la phase d'épuisement (de laquelle il est très long de se remettre...). L'idée qui fait réfléchir est la suivante : que le danger soit réel ou imaginaire, le cerveau réagit pareil. En clair, si vous vous mettez une pression tout seul, si vous imaginez un danger, votre organisme va déclencher du stress de la même façon. D'où l'importance d'être attentif à ses pensées, tout au long de la journée.









Commentaires (2)
La pensée est un puissant moteur dont nous n'avons encore rien exploré. Nous nous rendons malades, et par conséquent, nous devrions être capable de nous guérir. Les maladies psychosomatiques sont un excellent exemple.
Si nous comparons notre cerveau à un disque dur: certains sont carrément mal programmés et "plantent" souvent.
Interviennent alors les gourous de sectes pour re-programmer les faibles à leur guise.
Je connais des personnes qui refusent de regarder la télévision aux heures des informations, d'autres refusent également les mauvaises nouvelles de la Presse.
Est-ce que nous sommes vraiment capables de contrôler nos pensées tout au long de la journée ? Je n'y crois pas. Par contre, nous pouvons apprendre à calmer le jeu pour ne pas paniquer artificiellement. Tirer des leçons des événements passés pour savoir que les problèmes, après coup, ne valaient pas autant d'émotions négatives.
Personnellement, je conseille la lecture de la "methode Couet". Elle est efficace contre beaucoup de problèmes liés aux angoisses.
Publié par Karin | 15 avril 2008 18h35
Publié le 15 avril 2008 18:35
vaste programme ! Parlez-en à ceux qui pratiquent la méditation vipassana sur de longues périodes, ce sont des vrais spécialistes de l'observation de l'esprit. Cela dit, il faut un sacré niveau pour espérer mener une vie professionnelle à fond et être en mesure d'observer son esprit, ce n'est déjà pas simple de ne faire que cela pendant 5 minutes (essayez, vous verrez)
C'est donc plus un choix de vie, au sens le plus lourd, qu'une 'solution' ou un 'remède' pour pouvoir passer à autre chose et continuer à se faire des noeuds...
Publié par Frank | 30 avril 2008 16h50
Publié le 30 avril 2008 16:50