Les dessous du social sur lefigaro.fr

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ML

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Rien ne meurt tout se transforme

Je tenais à vous signaler que ce blog de "décryptage de l'actualité sociale" allait très prochainement cesser d'être hébergé par lexpansion.com. La raison ? Après 6 ans passés à L'Expansion, je pars rejoindre début septembre (le 1er exactement) la rédaction du Figaro Economie pour aider à y couvrir les questions sociales. En emportant avec moi le nom et le concept de mon blog qui réouvrira, dans quelques semaines, ailleurs.

N'hésitez pas à m'envoyer un mail à l'adresse suivante (lesdessousdusocial@gmail.com) si vous souhaitez que je vous informe de sa réouverture. Ou pour me faire part de vos commentaires de l'actualité du moment. Merci en tout cas de votre fidélité, de vos connexions sur mon blog et de vos commentaires. Et, surtout, à très bientôt pour de nouveaux décryptages libres de l'actualité sociale.

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Un problème, une solution

Les uns saluent le coup politico-médiatique du président de la République, les autres la victoire de Martin Hirsch. Mais il ne faut pas perdre de vue les quelques 7 millions de personnes potentiellement destinatrices du RSA qui, grâce à cette nouvelle allocation dont l'annonce de la généralisation mi-2009 a été faite aujourd'hui, peuvent espérer sortir (enfin) de la pauvreté et réenclencher le cercle vertueux de la réinsertion par le travail. Et il n'est pas illégitime, après avoir abaissé le bouclier fiscal à 50%, défiscalisé en partie l'ISF et étendu la suppression des droits de succession, que le président de la République veuille donner un peu à ceux qui n'ont pas grand chose, voire rien. Et ce, même par la création d'une nouvelle taxe... surtout sur les revenus du capital.

Cette mini-polémique à front renversé (critiques à droite et dans le patronat, soutiens à gauche et dans les syndicats) justifie pour moi l'engagement de Martin Hirsch dans ce gouvernement il y a 15 mois. Et son obstination à faire fi des critiques. A l'époque, le haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté m'avait dit : "J'adapte à ma sauce le slogan du ''travailler plus pour gagner plus'' de Nicolas Sarkozy et je vais le faire avec le RSA pour ceux qui ne gagnent rien."

Chapeau bas monsieur le Haut-Commissaire.

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Je t'aime moi non plus...

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Bien que je doute que ce soient les meilleurs passages du livre d'entretien de François Chérèque* dont L'Express publie cette semaine les bonnes feuilles, on apprend beaucoup sur la stratégie de séduction-répulsion et les relations contrariées de Nicolas Sarkozy avec les leaders syndicaux.

Avec le SG de la CFDT, centrale la plus réformiste sur l'équichier, le chef de l'Etat est égal à lui-même. Caméléon, rarement là où on l'attend. Nicolas Sarkozy tente tantôt de le séduire en le flattant et lui promettant qu'ils vont à eux deux réformer la France ; tantôt de le faire plier en lui proposant un marché qu'une centrale concurrente acceptera si lui fait l'autruche ; tant de jouer l'épreuve de force sur le refrain "la rue ne m'arrêtera pas et vous ressortirez de tout conflit ridiculisé".

Mais là où le président de la République est le plus désarçonnant, même avec un solide gaillard et ancien rugbyman comme François Chérèque, c'est sa faculté de passer d'une phrase à l'autre de la gentillesse à l'avertissement, de la confidence au ballon d'essai, de la proposition à la menace, de la compréhension à l'opposition, du chaud au froid.

Avec, il faut l'avouer depuis un an, un certain succès (du point de vue stratégique). Jamais les questions sociales n'ont été autant au coeur de l'actualité, jamais les partenaires sociaux (le plus souvent malgré eux et dans un timing d'enfer) n'ont été autant associés aux réformes en cours et surtout rarement les syndicats n'ont semblé aussi divisé sur la réponse à apporter. La seule question qui vaille, en fait, c'est jusqu'à quand ?

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* "Si on me cherche...", entretien de François Chérèque avec Carole Barjon (journaliste au Nouvel Observateur), Editions Albin Michel, 308 pages, 19 euros. A paraitre le 3 septembre.

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Une rentrée mouvementée

Chaque année, les experts pronostiquent une rentrée sociale mouvementée. 2008 ne déroge pas à la règle. Pour plusieurs raisons.

  • La nouvelle réforme des 35 heures, votée cet été, a laissé des traces et les relations entre partenaires sociaux et gouvernement sont loin d'être au beau fixe. La définition (imposée) de l'offre raisonnable d'emploi n'a rien arrangé. Certains attendent donc avec impatience la fin de la trève estivale pour ré-ouvrir les hostilités.
  • Le 3 décembre auront lieu les élections prud'homales, les dernières avant l'application des nouveaux critères de représentativité. La campagne, qui doit s'ouvrir en septembre, fera sans nul doute l'objet d'une surenchère sociale.
  • Les grandes manoeuvres entre centrales ont commencé (la CFE-CGC et l'Unsa ; FO et la CFTC...) et nul n'est en mesure de dire quel sera l'issue de la recomposition annoncée. Or qui dit incertitude dit tensions. Et qui dit tensions dit grogne.
  • La renégociation de la convention d'assurance-chômage, le gros dossier de la rentrée, ne pouvait pas plus mal commencer. Les partenaires sociaux sont d'une part remontés contre l'injonction de François Fillon de baisser les cotisations chômage pour augmenter celles de retraite, préférant utiliser les excédents de l'Unédic pour mieux indemniser les chômeurs. Les mauvaises nouvelles sur le front de l'emploi (en baisse au 2ème trimestre 2008) les poussent d'autre part à ne pas dilapider les excédents de l'Unédic alors que le trou à combler est encore de 9 milliards d'euros.
  • Il n'y a pas que l'emploi qui dérouille, tous les indicateurs sont passés au rouge : croissance en berne, consommation atone, pouvoir d'achat bloqué, investissements des entreprises en repli... et la confiance des Français (en l'avenir) n'a jamais été aussi morose. D'aucuns prévoient déjà une légère remontée du chômage et un tassement des heures sup d'ici la fin de l'année. Un terreau idéal pour faire germer les frustrations en tout genre et laisser libre court aux revendications les plus folles.

Seule (maigre ?) consolation pour le gouvernement : l'absence totale d'opposition, le PS étant englué dans ses histoires de guerre des chefs dans le cadre de la préparation de son congrès du renouveau et Olivier Besancenot tenant à peu près le même discours alarmiste qu'elle que soit la météo sociale. Bonne rentrée à tous.

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A propos du blog

Les questions sociales, en constante évolution, sont complexes et difficiles à décrypter pour un non-initié. Et pourtant le social, comme l’économie, est au cœur de tout : de la vie des entreprises, des relations politiques, du dialogue syndicats/patronat, de la mondialisation, du quotidien des gens. Bref, au cœur de la vie.

Comprendre le social, c'est donc une nécessité si l'on veut saisir au mieux le monde dans lequel on évolue. Décrypter ses jeux de rôle, analyser ses non-dits ou révéler ses supercheries en fait également parti. Et c'est ce que je vous propose de faire, humblement, dans ce blog.

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