Pour les passionnés du net et des « cyber-risques », on peut conseiller le visionnage sur internet du documentaire « La guerre invisible » d’Antoine Vitkine. En dehors de l’incontournable « cybertsar » Richard Clarke ce film évite les travers du cybercatastrophisme habituel et a pour principal mérite de démontrer la dimension à la fois accessible et sophistiquée de ces cyberattaques. La qualité de la plupart des interviewés et le montage fluide sont pour beaucoup dans la réussite de ce documentaire qui est une introduction honnête à un sujet souvent mal décrypté. Il en ressort notamment que ces cyberattaques s’apparentent avant tout à une guerre informationnelle voire psychologique tant l’impact réel reste peu validé par des sources indépendantes puisque seul des acteurs privés ont – selon Vitkine – la capacité « d’avoir une vue d’ensemble en temps réel » des risques réseaux… Enfin comme le montre par exemple le rôle du virus Stuxnet dans l’attaque des centrifugeuses iraniennes, une nouvelle forme de cyber-risque émerge où une simple clé USB peut s’intégrer à stratégie de destabilisation par les réseaux numériques de matériels industriels sensibles. Le débat qui a suivi sur ARTE a au le mérite de clarifier des concepts parfois complexes de « hackers » et « cybersécurité » (ou disons plutôt de « guerilla électronique » en ce qui concerne les Anonymous) avec en particulier le point de vue argumenté et pédagogique du chercheur Eric Filiol de l’ESIEA.
Eric Przyswa, www.risk-05.com, risk05 site de décryptage et de recherche sur les risques contemporains








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