Le coup d’envoi de la Semaine de la finance solidaire a été donné par Finansol, association des acteurs de l’épargne solidaire. : objectif : promouvoir cette finance différente et prouver que l’argent épargné peut faire le bonheur de petits entrepreneurs sociaux et contribuer à la lutte contre l’exclusion, à la cohésion sociale et au développement durable.
Certes, un vaste chantier, car son développement reste embryonnaire en France. L’ensemble des produits financiers solidaires ne représentait que 2,4 milliards d’euros à fin 2009 et devrait atteindre 3 milliards cette année, soit un bon de presque 50 %, selon l’observatoire Finansol. Un chiffre qui peut sembler maigre face au patrimoine financier des Français qui s’élève à plus de 3 500 milliards d’euros. « Mais déjà entre 600 000 et 700 000 Français ont investi dans le secteur » note François de Witt, le Président de Finansol. Preuve que la Finance Solidaire gagne du terrain.
Mais au fait, la finance solidaire c’est quoi ?
En pleine croissance en France, la finance solidaire s’adresse à tous ceux qui souhaitent faire fructifier leur argent tout en y introduisant un mécanisme de solidarité. Le principe est simple : les investisseurs qui choisissent de placer leur argent sur des produits financiers solidaires acceptent qu’une partie de l’épargne collectée soit investie au bénéfice d’activités citoyennes. »Dans la finance solidaire, l’argent est un moyen, pas une finalité », résume François de Witt, président de Finansol. A l’occasion de cette semaine de la « Finance Solidaire », le reporter, photographe Reza se joint à Finansol pour vous faire connaître la finance solidaire à travers une série de photographies représentant les valeurs humaines rendues possible par la finance solidaire. Son oeuvre ornera les colonnes du Palais Brongniart jusqu’au 15 novembre 2010
Entretien avec Reza, reporter-photographe engagé
Pourquoi avez vous rejoint Finansol à l’occasion de la semaine Solidaire ?
Pour prouver que Finance peut se conjuguer avec Solidaire ,que l’argent et la solidarité ne sont pas contradictoire.
Investir dans un placement solidaire est une démarche responsable ?
Absolument. C’est la revanche de l’humain sur le capital. Ce qui se passe en Afghanistan est le symbole même de l’échec de l’argent sur l’humain. Les Occidentaux s’y sont installés pour faire fructifier leurs investissements sans se soucier de la population. Et pour les entreprises, celles qui passeront la barre du 21ième siècle, sont celles qui auront inscrit la responsabilité sociale et sociétale au cœur de leurs préoccupations.
Né il y a 50 ans en Iran, Réza découvre très vite une arme formidable pour défendre la liberté : le journalisme. A l’ère des dictatures – celle du Shah d’abord, du régime islamiste ensuite – il ne fait pas bon être rebelle. Reza connaît la prison, la torture, l’exil. Depuis 1981, date de son départ du pays natal, il habite de ce côté-ci du monde, celui de l’Occident. Mais régulièrement, il refait sa valise, visse son objectif et repart de l’autre côté, vers ceux qui vivent la lutte et la douleur.
Du Maghreb à l’Asie, de l’Afrique aux Balkans, Reza arpente le monde, ou plutôt son monde.








Bonjour,
Merci pour votre article.
http://vimeo.com/16930036
Cordialement,
Webistan Production